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Les propos irresponsables tenus ici ne peuvent pas être
assignés aux auteurs. Ce blog est une oeuvre de pure fiction.
Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec
des personnes existantes ou ayant existés ne saurait
être que fortuite.
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la fin de l'industrie du disque
Intervenant: journal
mercredi 2 juillet 2008 [15:05:48]
Tous les jours des millions, voire des milliards de consommateurs achètent des
yogourts et certains yogourts ont plus de succès que d'autres, certains même
se vendent à des millions d'exemplaires.
Heureusement pour l'instant personne n'a mis au point une technique pour
produire, reproduire, distribuer et échanger sans limite le yogourt sinon ce
serait la ruine de Danone et une grande catastrophe pour la crémerie
industrielle...
Pourtant ce serait peut être une solution pour résorber la faim dans le monde,
les gourmands seraient ravis et au moins plus personne ne souffrirait du
manque de calcium.
C'est toujours surprenant, de voir, l'industrie culturelle autrefois coupable
d'innombrables crimes (impérialisme, aliénation, uniformisation,
marchandisation), se défendre en invoquant la sauvegarde de la culture et du
droit.
Je trouve paradoxal, en effet, que les fossoyeurs des traditions ancestrales
et de la diversité culturelle (désormais réservées aux ethnologues) se
métamorphosent subitement en victimes de l'évolution technologique et se
présentent à nous comme le dernier rempart contre la barbarie.
Pour être bref, l'industrie culturelle telle que nous l'avons connue est
morte, morte d'une explosion des moyens techniques de production, de
reproduction et de distribution, c'est à dire d'une surabondance d'elle même.
L'industrie musicale est née des techniques de massification de la culture, a
dominé la culture grâce aux techniques de massification de la culture et est
en train de mourir à cause des techniques de massification de la culture. En
somme c'est une évolution normale.
Je dois appartenir à ces amateurs d'art qui n'ont absolument aucun regret de
voir les "Empires" (les majors, Hollywood, les industries du divertissement)
disparaître, tout simplement parce que ces authentiques amateurs d'art n'ont
jamais estimé que ces "Empires" étaient absolument nécessaires au
développement culturel et à la création artistique.
Les plus belles créations du XXe siècles ne sont pas celles qui ont pu
s'affirmer grâce aux moyens techniques de production de masse, mais celles qui
ont résisté au merchandising et au nivellement par le bas défendu par les
"épiciers de la culture", ces oeuvres nous les devons à des artistes obstinés
et à un public courageux.
La création artistique existe à notre connaissance depuis les grottes de
Lascaux et sous de multiples formes à travers d'innombrables cultures, cela ne
me chagrine pas de voir disparaître de showbizz et ses starlettes surfaites,
je suis davantage triste de voir la disparition de certaines langues, la
disparition de pratiques culturelles millénaires (par ex: les aborigènes), la
disparition de paysages, l'extinction d'espèces animales, végétales ou encore
de voir entravée la liberté d'expression dans certains pays, les artistes
censurés etc. c'est là qu'il faut agir pour sauver la culture.
Au contraire il faut se réjouir de cette petite révolution !
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technorati...
Intervenant: loz
mercredi 5 mars 2008 [08:28:54]
Technorati Profile
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Je n'appartiens plus à l'époque
Intervenant: loz
vendredi 25 janvier 2008 [21:58:31]
Je n'appartiens pas à mon époque! je le revendique sans haine, je n'éprouve
aucun regret. Je ne sais même pas si on peut appartenir à l'époque tant celle
ci me paraît être une "non époque".
Ce que je veux dire c'est : "je ne veux suivre auncun courant, ni adopter de
tendance, ni même partager une quelconque série de références." car les
discours m'exaspèrent.
Ce que je dis c'est ce que je pense, il n'y a la dedans aucun calcul ni aucune
rhétorique, je suis là dans l'immédiate existence que je sens à chaque instant
plus fragile.
"Nous nous effaçons" c'est la seule constante observable.
De quand datent les images que je réalise ? quel âge ont elles ? 20 ans ? 10
ans ? 10 jours ? je n'en sait rien, à mes yeux un souvenir de 20 ans d'âge a
autant de force qu'un souvenir de la veille.
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Retro Digital
Intervenant: loz
lundi 31 décembre 2007 [12:31:38]
L'informatique, le réseau internet, les "nouvelles technologies" sont rétros.
La nouveauté est rétro, le widget est rétro, le dvd est rétro, sans parler des
cd rom (disparus)...
C'est clair, on est en plein rétro-digital...
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Dans l'hyperespace, personne ne vous entendra crier !
Intervenant: loz
mardi 25 décembre 2007 [15:55:24]
Car le plus grand signe de l'aliénation c'est le "silence", paisible,
délicatement enveloppé par le ronronnement des machines.
Facebook comme les autres réseaux sociaux qu'on nous propose sont des
dispositifs silencieux, qui imposent le silence, qui invente les conditions
d'une parole muette, où la souffrance et la solitude n'ont pas droit au
chapître, où s'inventent chaque jour des milliers d'algorithmes pour faire
croître le nombre de nos amis, de nos connaissances, de nos silencieuses et
invisibles relations et contribuer par là à l'étouffement du "bruit" que
faisait le monde.
Des applications amoureuses et des passions glitterisées envahissent notre
champ de perception pour toujours nous anéantir sur l'autel de la raison
marchande, la poésie elle aussi "s'est fait silence" à défaut de "se faire
justice", la toile à enfin trouvé ses prédateurs alors que sommes déjà pris
dans ses fils de soie.
A force de jouer nous sommes devenus des jouets, car nous avons perdu le goût
de l'enjeu et du risque vrai, à la place d'une révolution tant espérée se joue
contre nous la comédie d'une utopie numérique où paradoxalement l'utopie c'est
de regarder son nombril.
On ne peut pas s'expliquer, commenter, "dire" ce qui n'a pas de nom, ce qui
anéantit justement les paroles car cela dépasse notre imagination, on ne peut
que chanter avec élégance le désespoir.
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La civilisation est une ruse pour se soustraire au désir
Intervenant: loz
mardi 25 décembre 2007 [15:53:15]
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Denis Olivennes trahit la création
Intervenant: loz
mercredi 28 novembre 2007 [20:16:35]
Le rapport de Denis Olivennes est une imposture, loin de chercher à protéger
la création il en accélère la disparition et la disqualification.
Le manque à gagner de l'industrie culturelle ne va pas dans la poche des
internautes ni même dans celles du warez mais par millions dans les caisses
des grandes entreprises d'internet.
Pas étonnant que les FAI s'empressent de signer cet accord, du moment qu'ils
ne sont pas obligés de mettre la main à leur portefeuille bien garni... plutôt
trouver un bouc émissaire (les internautes).
En attendant où va t'on trouver l'argent pour financer la production des
films, de la musique, rémunérer les créateurs, les auteurs etc. ?
La vente online malgré la lutte contre le piratage ne marchera pas, la
diffusion des fichiers numériques va continuer par d'autres moyens ou en
contournant les interdictions... et toujours au profit des même (FAI, Google
et cie)
Je crois qu'il faut chercher l'argent là où il est, c'est à dire chez les FAI,
les agences de pub, les grandes firmes du web qui sont en train de se bâtir
des empires financiers sur les cendres des industries culturelles et des
auteurs.
Internet rapporte beaucoup grâce aux échanges, grâce à nos échanges et à nos
contenus, grâce aux créateurs et aux utilisateurs/auteurs, il serait temps que
cette richesse soit équitablement partagé.
Mais c'est une tout autre lutte.
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L'art numérique n'existe pas
Intervenant: loz
dimanche 14 octobre 2007 [09:56:41]
L'art numérique n'existe pas, parce que l'art n'a jamais été, ni analogique,
ni argentique, ni plastique, ni même apostolique.
Ce qui va réactiver le coeur de l'esthétique c'est l'anéantissement de la
culture productiviste par l'abondance même de la production. Car il ne fait
aucun doute que lorsque nous serons tous revenus de l'effet surprenant créé
par les miracles du socialnetworking, notre intérêt se portera sur les belles
et authentiques créations artistiques de notre temps.
Nous serons peut être peu nombreux, mais qu'importe le nombre puisque le
"nombre" sera lui même disqualifié, nous serons donc peu de rescapés, mais
nous serons affamés, en attente d'un monde inédit et d'une fiction renouvellée
car la confusion entretenue entre réalité et fiction par les médias de masse
nous lassera.
L'écran nous lassera et le claviers se tairont car bientôt ce qui fut un
plaisir deviendra une corvée. Le numérique aura vécu et avec lui le cortège
des innovations minées par l'obsolescence immédiate à laquelle les condamne la
course à la nouveauté.
Les nouvelles technologies sont en pleine décrépitude, elles ne véhiculent
plus aucune promesse de révolution, ce n'est plus qu'un vestige du passé, un
discours conservateur pour des hommes politiques en quête de reconnaissance
facile.
Cette époque pleine de retournements et d'évènements marquera la mémoire et
les formes, mais c'est dans ses souterains, dans ses fèlures discrètes qu'elle
revèlera sa véritable nature. Face à la marche forcée vers l'abondance et le
nombre, la différence se fera justement par la rareté et la fragilité.
Le "temps" dont nous avons tant manqué pendant ces années de fuite en avant
technologique, fera son retour. Il faudra faire les comptes: compter les
pertes humaines, les esprits ravagés et les années de solitude devant son
ordinateur, mais le temps reviendra. Nous aurons à nouveau du temps à perdre.
Et les plus belles images naîtront de ce surgissement.
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Souriez vous êtes tracés
Intervenant: loz
samedi 1 septembre 2007 [12:35:29]
Objectivement l'informatisation généralisée de nos actes quotidiens génère un
nombre croissant de traces. Chaque connexion à un système (téléphone portable,
carte bancaire, internet etc.) laisse une trace sur une machine, ces données
sont conservées de plus en plus longtemps grâce à la baisse constante des prix
du stockage numérique. Par exemple les enregistrements de vidéo-surveillance
autrefois stockés sur cassette vhs sont maintenant directement conservés sur
disque dur ce qui rend le stockage presque illimitée.
Le problème avec les machines c'est qu'elles n'ont pas la faculté d'oublier.
Non seulement les traces que nous laissons sont toujours plus nombreuses et
investissent notre vie privée mais leur conservation s'éternise, pourtant ce
n'est pas encore le pire, car à cela s'ajoute le progrès des programmes
d'analyse de données qui produisent des croisements d'informations de plus en
plus efficaces. On peut aujourd'hui indexer d'énormes quantités de données
(ex: plusieurs dizaines de milliards de pages indexées par google) et
exploiter ces données à la vitesse de la lumière (combien de temps prend un
requète sur google ?).
Une communauté comme myspace (plus de 150 millions de profils) est facilement
gérée et surveillée avec des outils informatiques, nous avons même accès aux
traces de nos échanges, nos messages sont conservés etc. Imaginez ce que doit
faire un gouvernement avec des données concernant à peine 66 millions
d'habitants ?
En additionnant la surveillance privée (social networking facebook: écoutez le
boot de D.Guez) et la surveillance policière il devient difficile d'échapper
au scan global
Toutes ces traces quelles soient textuelles, chiffrées, images, audios ou
vidéos sont désormais numérisées voire numériques par conséquent des
programmes d'analyse scannent l'ensemble des informations et en croisent les
références en permanence.
On peut donc affirmer tranquillement que la "surveillance totale" est
désormais active. Ce qui m'étonne c'est qu'on n'arrête pas davantage de
criminels, de pirates informatique ou d'activistes politiques... peut être
pour ne pas nous alarmer.
Une chose est certaine nos gestes et actes de la vie quotidienne sont
surveillés en permanence. Nous sommes tous en "liberté surveillée", ceci dit,
tant que vous n'avez rien à vous reprocher vous êtes tranquille (quoique
personne n'est à l'abri d'un bug dans la matrice... Braziiiil... la la la ).
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La culture dominante c'est la culture de la classe dominée
Intervenant: loz
jeudi 21 juin 2007 [22:15:34]
Dans la bataille pour la culture il faut bien avoir à l'esprit que l'arme de
la qualité n'est plus l'arme absolue. Depuis bien longtemps, la compétition
entre les artistes n'est plus le coeur de l'esthétique.
Il y a toujours davantage d'artistes, artistes professionnels, dilettantes ou
amateurs et la démocratisation des médias ainsi que l'abondance de médiums
concourent à une croissance exponentielle de la production de divertissements
d'intérêt variés.
Le coeur de l'esthétique s'est arrêté.
Il faut revoir nos concepts concernant la culture, sa promotion et sa
diffusion. Les dialectiques avantgardistes, les analyses postmodernes, la
critique des médias, rien n'y fait, le phénomène dépasse tout simplement
l'entendement car cette culture "dominée" ne correspond à rien de connu. On ne
peut pas même comparer cette culture dominée aux formes artistiques transmises
par les peuples opprimés ou les esclaves, car cette culture n'a pas de forme
propre (collections de clichés et d'anecdotes), ce qui caractérise cette
culture c'est la passivité et le conformisme, ce qui la rend dominante c'est
le nombre.
La culture n'est plus dominée par l'élite, pas même par les mass-médias ou
l'industrie culturelle, cette culture n'obéit pas au marché mais dans le même
temps elle ne désobéit pas non plus, cette culture est dominée par le nombre,
noyée, anéantie par le nombre, c'est à dire par la masse inépuisable d'images,
vidéos, sons etc. produite par une armée d'internautes sans visages.
C'est la bataille entre la création de quelques uns contre la création en
surnombre, le cinéma contre Vidéo gag, et ce n'est pas même une explosion des
genres mais au contraire une implosion de stéréotypes. On peut remarquer le
caractère autophage de cette tendance à l'étalement de soi, à l'exhibition du
triste Ego dominée sur fond de communauté acéphale, sauf que là il faut
ajouter à la disparition de la tête celle du corps vaporisé dans l'espace
virtuel de SecondLife.
Il n'y a même plus de "où" c'est à dire de lieu où s'exprime cette "domination
de la domination", il n'y pas de territoire, pas de frontière. Le "dominé" n'a
pas d'essence non plus car devenu dominant il téléscope l'être même du dominé,
ce n'est même pas la servitude volontaire c'est une forme nouvelle de
"servitude involontaire", inutile et vide portée par une culture de
l'acculturation.
Génial nous sommes tout proche de l'état zombie.
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