La gratuité c'est poursuivre le commerce par d'autres moyens.

dimanche 2 novembre 2008 [23:21:23]

Rien n'est gratuit, toute action, tout bénéfice et le fruit d'un effort, le résultat d'une production, toute marchandise a un coût si minime soit il. Ce qu'on désigne par gratuit n'est qu'un artifice de la pensée pour nous faire payer autrement le coût de ce que nous consommons soit disant gratuitement.
Ce qui est gratuit n'est pas sérieux, c'est juste une forme de commerce déguisé. Par exemple quand on lit dans la presse que les internautes téléchargent gratuitement (piratent) la musique, c'est faux ! il faut plutôt lire : les internautes payent leur connexion pour pouvoir télécharger de la musique.
Il n'y a pas de piratage, car les internautes ne volent pas à proprement parler les fichiers, ils utilisent un protocole fournit par les opérateurs internet pour les échanger, et au lieu d'acheter un disque de temps en temps il payent tous les mois leur abonnement internet.
De la même manière qu'il y avait transfert des bénéfices de l'artiste vers le producteur de disques, il y a désormais transfert des bénéfices du producteur de disque vers l'opérateur internet. Le plus surprenant c'est qu'en même temps qu'il y a transfert, il y a aussi accroissement des bénéfices, mais ça personne n'en fait la remarque.
Les opérateurs internet sont destinés à devenir les principaux distributeurs du divertissement donc ils doivent faire face à leurs responsabilités.
Il serait logique que les opérateurs internet absorbent les maisons de disque ainsi que les producteurs de divertissements en général et en finance le fonctionnement car au fond ce sont ces entreprises qui fournissent principalement les contenus qu'ils distribuent dans les faits (même si c'est considéré comme illégal).
Tant qu'on parlera de gratuité, de piratage, de droits d'auteurs etc. on ne trouvera pas de solution réaliste à la préservation de la production de divertissements. La seule solution c'est la mutualisation des bénéfices qu'engendre internet pour permettre à chacun d'y trouver des moyens raisonnable de préserver les emplois et la qualité de la production de divertissements et de biens culturels.