La crise boursière n'aura pas lieu

vendredi 21 novembre 2008 [01:04:42]

La crise boursière n'aura pas lieu
Ce qui distingue la crise boursière de 2008 de celle de 1929 ce n'est pas l'ampleur du chaos financier, bien plus grâve, ce n'est pas non plus les conséquences sociales de la crise car il faut bien l'admettre le chomâge de masse, la précarité et les sdf sont déjà légion, ce n'est pas non plus la guerre car en effet nous avons déjà essuyé plusieurs guerres en europe centrale, en afrique, et nous sommes bel et bien engagés dans plusieurs guerres en orient.

Non ce qui distingue la crise de 2008 de celle de 1929 c'est justement l'antériorité des effets sur la crise elle même qui nous rendent cette crise presque insensible. Si cette crise financière ne semble pas avoir de conséquences directes sur notre quotidien c'est que nous sommes déjà conditionnés à la précarité, à la guerre, aux délocalisations et au chaos financier.

Cette crise est invisible tout autant que virtuelle, les médias parlent de milliards de dollars perdus puis retrouvés, de G20, de records de baisse des indices boursiers sans que notre vie ne change car en effet notre vie est déjà survie, survivance de quelques acquis sociaux, d'un peu de confort, d'un peu de travail, d'un peu de famille, d'un peu de civilité, d'un peu de tout mais pas de grand chose.

Ce qui nous arrive dessus c'est peut être ça, la pire des dictatures, celle qui nous déshumanise au point de devenir les spectateurs passifs de nos propres existences. Nous sommes tous, enclins à nous sacrifier si ce n'est pas déjà fait, enclins à accepter notre pure et simple disparition, évaporés dans l'éther électronique...

Ce qui m'étonne dans cette crise, ce n'est pas la crise elle même, c'est sa banalité, la généralisation de la banalité, le totalitarisme de la banalité, la dictature du banal.