L'amour, le temps, la mort, le rêve...

lundi 12 octobre 2009 [10:57:08]

L'amour, le temps, la mort, le rêve...

L'analyse d'une oeuvre d'art implique presque toujours un rapport au temps, à la mort, à l'amour ou au rêve, ce sont là des sujets "invariants" en quelques sorte, c'est à dire permanents à travers les âges, les formes et les cultures.

Rien n'est plus délicat que de percer à jour l'intention d'un artiste ou pour être plus précis, le mouvement sous-jacent des oeuvres d'arts (ou estimées comme telles). On pourrait dire que la supériorité des oeuvres d'art consiste à échapper à la contingence, au sens commun pour atteindre l'ineffable, à se soustraire de toute nécessité et à se transporter dans une extra-dimensionnalité, en dehors des choses, des idées et des sentiments tout en conservant une dimension objective et un propos enchâssé dans le réel. On pourrait dire et on ne dit rien pourtant, car chaque tentative d'analyse du "quoi" de l'oeuvre échoue sur la plage des possibles.

Donc écartons nous des "quoi" et laissons parler nos émotions, nos sentiments profonds et notre goût pour la contemplation active des oeuvres. De cette savante combinaison du regard et de l'émotion peuvent naître des déplacements d'images, des condensations de formes et des configurations mentales tout autant que sensuelles, l'amour, le rêve, la mort et le temps ne sont jamais loin tels des continents de l'existence qui nous ramènent toujours aux interrogations essentielles de notre passage par la conscience du monde. Les oeuvres d'arts parce ce qu'elles ne disent rien sont le parfait écran sur lequel nous sommes invités à projeter nos interrogations intimes, nous nous entendons à travers elles.

Il y a toujours de l'amour, de la mort, du temps et du rêve partout sous nos pas et dans nos yeux, c'est humain, ça n'a rien d'extraordinaire, le mouvement se manifeste ainsi dès que l'inutile se joint à l'agréable.