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Les propos irresponsables tenus ici ne peuvent pas être
assignés aux auteurs. Ce blog est une oeuvre de pure fiction.
Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec
des personnes existantes ou ayant existés ne saurait
être que fortuite.
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technorati...
mercredi 5 mars 2008 [08:28:54]
Technorati Profile
Je n'appartiens plus à l'époque
vendredi 25 janvier 2008 [21:58:31]
Je n'appartiens pas à mon époque! je le revendique sans haine, je n'éprouve
aucun regret. Je ne sais même pas si on peut appartenir à l'époque tant celle
ci me paraît être une "non époque".
Ce que je veux dire c'est : "je ne veux suivre auncun courant, ni adopter de
tendance, ni même partager une quelconque série de références." car les
discours m'exaspèrent.
Ce que je dis c'est ce que je pense, il n'y a la dedans aucun calcul ni
aucune rhétorique, je suis là dans l'immédiate existence que je sens à chaque
instant plus fragile.
"Nous nous effaçons" c'est la seule constante observable.
De quand datent les images que je réalise ? quel âge ont elles ? 20 ans ? 10
ans ? 10 jours ? je n'en sait rien, à mes yeux un souvenir de 20 ans d'âge a
autant de force qu'un souvenir de la veille.
Retro Digital
lundi 31 décembre 2007 [12:31:38]
L'informatique, le réseau internet, les "nouvelles technologies" sont rétros.
La nouveauté est rétro, le widget est rétro, le dvd est rétro, sans parler
des cd rom (disparus)...
C'est clair, on est en plein rétro-digital...
Dans l'hyperespace, personne ne vous entendra crier !
mardi 25 décembre 2007 [15:55:24]
Car le plus grand signe de l'aliénation c'est le "silence", paisible,
délicatement enveloppé par le ronronnement des machines.
Facebook comme les autres réseaux sociaux qu'on nous propose sont des
dispositifs silencieux, qui imposent le silence, qui invente les conditions
d'une parole muette, où la souffrance et la solitude n'ont pas droit au
chapître, où s'inventent chaque jour des milliers d'algorithmes pour faire
croître le nombre de nos amis, de nos connaissances, de nos silencieuses et
invisibles relations et contribuer par là à l'étouffement du "bruit" que
faisait le monde.
Des applications amoureuses et des passions glitterisées envahissent notre
champ de perception pour toujours nous anéantir sur l'autel de la raison
marchande, la poésie elle aussi "s'est fait silence" à défaut de "se faire
justice", la toile à enfin trouvé ses prédateurs alors que sommes déjà pris
dans ses fils de soie.
A force de jouer nous sommes devenus des jouets, car nous avons perdu le goût
de l'enjeu et du risque vrai, à la place d'une révolution tant espérée se
joue contre nous la comédie d'une utopie numérique où paradoxalement l'utopie
c'est de regarder son nombril.
On ne peut pas s'expliquer, commenter, "dire" ce qui n'a pas de nom, ce qui
anéantit justement les paroles car cela dépasse notre imagination, on ne peut
que chanter le désespoir.
Denis Olivennes trahit la création
mercredi 28 novembre 2007 [20:16:35]
Le rapport de Denis Olivennes est une imposture, loin de chercher à protéger
la création il en accélère la disparition et la disqualification.
Le manque à gagner de l'industrie culturelle ne va pas dans la poche des
internautes ni même dans celles du warez mais par millions dans les caisses
des grandes entreprises d'internet.
Pas étonnant que les FAI s'empressent de signer cet accord, du moment qu'ils
ne sont pas obligés de mettre la main à leur portefeuille bien garni...
plutôt trouver un bouc émissaire (les internautes).
En attendant où va t'on trouver l'argent pour financer la production des
films, de la musique, rémunérer les créateurs, les auteurs etc. ?
La vente online malgré la lutte contre le piratage ne marchera pas, la
diffusion des fichiers numériques va continuer par d'autres moyens ou en
contournant les interdictions... et toujours au profit des même (FAI, Google
et cie)
Je crois qu'il faut chercher l'argent là où il est, c'est à dire chez les
FAI, les agences de pub, les grandes firmes du web qui sont en train de se
bâtir des empires financiers sur les cendres des industries culturelles et
des auteurs.
Internet rapporte beaucoup grâce aux échanges, grâce à nos échanges et à nos
contenus, grâce aux créateurs et aux utilisateurs/auteurs, il serait temps
que cette richesse soit équitablement partagé.
Mais c'est une tout autre lutte.
L'art numérique n'existe pas
dimanche 14 octobre 2007 [09:56:41]
L'art numérique n'existe pas, parce que l'art n'a jamais été, ni analogique,
ni argentique, ni plastique, ni même apostolique.
Ce qui va réactiver le coeur de l'esthétique c'est l'anéantissement de la
culture productiviste par l'abondance même de la production. Car il ne fait
aucun doute que lorsque nous serons tous revenus de l'effet surprenant créé
par les miracles du socialnetworking, notre intérêt se portera sur les belles
et authentiques créations artistiques de notre temps.
Nous serons peut être peu nombreux, mais qu'importe le nombre puisque le
"nombre" sera lui même disqualifié, nous serons donc peu de rescapés, mais
nous serons affamés, en attente d'un monde inédit et d'une fiction
renouvellée car la confusion entretenue entre réalité et fiction par les
médias de masse nous lassera.
L'écran nous lassera et le claviers se tairont car bientôt ce qui fut un
plaisir deviendra une corvée. Le numérique aura vécu et avec lui le cortège
des innovations minées par l'obsolescence immédiate à laquelle les condamne
la course à la nouveauté.
Les nouvelles technologies sont en pleine décrépitude, elles ne véhiculent
plus aucune promesse de révolution, ce n'est plus qu'un vestige du passé, un
discours conservateur pour des hommes politiques en quête de reconnaissance
facile.
Cette époque pleine de retournements et d'évènements marquera la mémoire et
les formes, mais c'est dans ses souterains, dans ses fèlures discrètes
qu'elle revèlera sa véritable nature. Face à la marche forcée vers
l'abondance et le nombre, la différence se fera justement par la rareté et la
fragilité.
Le "temps" dont nous avons tant manqué pendant ces années de fuite en avant
technologique, fera son retour. Il faudra faire les comptes: compter les
pertes humaines, les esprits ravagés et les années de solitude devant son
ordinateur, mais le temps reviendra. Nous aurons à nouveau du temps à perdre.
Et les plus belles images naîtront de ce surgissement.
Souriez vous êtes tracés
samedi 1 septembre 2007 [12:35:29]
Objectivement l'informatisation généralisée de nos actes quotidiens génère un
nombre croissant de traces. Chaque connexion à un système (téléphone
portable, carte bancaire, internet etc.) laisse une trace sur une machine,
ces données sont conservées de plus en plus longtemps grâce à la baisse
constante des prix du stockage numérique. Par exemple les enregistrements de
vidéo-surveillance autrefois stockés sur cassette vhs sont maintenant
directement conservés sur disque dur ce qui rend le stockage presque
illimitée.
Le problème avec les machines c'est qu'elles n'ont pas la faculté d'oublier.
Non seulement les traces que nous laissons sont toujours plus nombreuses et
investissent notre vie privée mais leur conservation s'éternise, pourtant ce
n'est pas encore le pire, car à cela s'ajoute le progrès des programmes
d'analyse de données qui produisent des croisements d'informations de plus en
plus efficaces. On peut aujourd'hui indexer d'énormes quantités de données
(ex: plusieurs dizaines de milliards de pages indexées par google) et
exploiter ces données à la vitesse de la lumière (combien de temps prend un
requète sur google ?).
Une communauté comme myspace (plus de 150 millions de profils) est facilement
gérée et surveillée avec des outils informatiques, nous avons même accès aux
traces de nos échanges, nos messages sont conservés etc. Imaginez ce que peut
faire un gouvernement avec les données concernant à peine 66 millions
d'habitants ?
En additionnant la surveillance privée (social networking facebook: écoutez
le boot de D.Guez) et la surveillance policière il devient difficile
d'échapper au scan global.
Toutes ces traces quelles soient textuelles, chiffrées, images, audios ou
vidéos sont désormais numérisées voire numériques par conséquent des
programmes d'analyse scannent l'ensemble des informations et en croisent les
références en permanence.
On peut donc affirmer tranquillement que la "surveillance totale" est
désormais active. Ce qui m'étonne c'est qu'on n'arrête pas davantage de
criminels, de pirates informatique ou d'activistes politiques... peut être
pour ne pas nous alarmer.
Une chose est certaine nos gestes et actes de la vie quotidienne sont
surveillés en permanence. Nous sommes tous en "liberté surveillée", ceci dit,
tant que vous n'avez rien à vous reprocher vous êtes tranquille (quoique
personne n'est à l'abri d'un bug dans la matrice... Braziiiil... la la la ).
La culture dominante c'est la culture de la classe dominée
jeudi 21 juin 2007 [22:15:34]
Dans la bataille pour la culture il faut bien avoir à l'esprit que l'arme de
la qualité n'est plus l'arme absolue. Depuis bien longtemps, la compétition
entre les artistes n'est plus le coeur de l'esthétique.
Il y a toujours davantage d'artistes, artistes professionnels, dilettantes ou
amateurs et la démocratisation des médias ainsi que l'abondance de médiums
concourent à une croissance exponentielle de la production de divertissements
d'intérêt variés.
Le coeur de l'esthétique s'est arrêté.
Il faut revoir nos concepts concernant la culture, sa promotion et sa
diffusion. Les dialectiques avantgardistes, les analyses postmodernes, la
critique des médias, rien n'y fait, le phénomène dépasse tout simplement
l'entendement car cette culture "dominée" ne correspond à rien de connu. On
ne peut pas même comparer cette culture dominée aux formes artistiques
transmises par les peuples opprimés ou les esclaves, car cette culture n'a
pas de forme propre (collections de clichés et d'anecdotes), ce qui
caractérise cette culture c'est la passivité et le conformisme, ce qui la
rend dominante c'est le nombre.
La culture n'est plus dominée par l'élite, pas même par les mass-médias ou
l'industrie culturelle, cette culture n'obéit pas au marché mais dans le même
temps elle ne désobéit pas non plus, cette culture est dominée par le nombre,
noyée, anéantie par le nombre, c'est à dire par la masse inépuisable
d'images, vidéos, sons etc. produite par une armée d'internautes sans visages.
C'est la bataille entre la création de quelques uns contre la création en
surnombre, le cinéma contre Vidéo gag, et ce n'est pas même une explosion des
genres mais au contraire une implosion de stéréotypes. On peut remarquer le
caractère autophage de cette tendance à l'étalement de soi, à l'exhibition du
triste Ego dominée sur fond de communauté acéphale, sauf que là il faut
ajouter à la disparition de la tête celle du corps vaporisé dans l'espace
virtuel de SecondLife.
Il n'y a même plus de "où" c'est à dire de lieu où s'exprime cette
"domination de la domination", il n'y pas de territoire, pas de frontière. Le
"dominé" n'a pas d'essence non plus car devenu dominant il téléscope l'être
même du dominé, ce n'est même pas la servitude volontaire c'est une forme
nouvelle de "servitude involontaire", inutile et vide portée par une culture
de l'acculturation.
Bienvenue à ZombieLand.
Les élections de la vertu
mardi 8 mai 2007 [10:59:44]
Les élections sont toujours un révélateur de notre société, elles traduisent
les humeurs, les pensées, les désirs inavoués et les hontes secrètes...
Cela doit être lié au rituel électoral (en cachette dans l'isoloir, derrière
les rideaux et enveloppe anonyme), pensées d'alcôve, cabine d'essayage, que
se passe t'il dans la tête des citoyens ? longue liste de ressentiments,
d'espoirs ou de peurs ? que se passe t'il en effet dans ce confessional
républicain où l'on est bien seul face à sa conscience ?
Mon seul regret c'est que les élections soient toujours vertueuses, vertus de
droite ou de gauche, vertus révolutionnaires ou vertus cardinales, c'est
toujours le même, l'identique discours de la vertu contre une autre vertu
moins vertueuse, la condamnation quelque soit le vote à la vertu.
Alors pourquoi tant de secret ? faut il se cacher pour préférer la vertu à la
vertu ?
L'esthétisation du monde réel
lundi 7 mai 2007 [01:21:40]
Nous venons d'assister à un spectacle : cette élection présidentielle, on
croirait une coupe du monde, un savant mélange de médias et de fêtes
populaires, de direct et de rediffusion, une communion sociale de l'instant à
20h devant le petit écran ou dans les QG des candidats, le tout filmé sous
toutes les coutures, car aucune petite réaction, aucune larme de joie ou de
déception ne sera perdue pour les archives de l'INA, la totalité de
l'évènement est là devant et derrière le petit écran, la caméra, le
téléphone/photo ou la webcam etc.
C'est le climax de ce que Benjamin nommait "l'esthétisation du politique",
car depuis les régimes fachistes nous ne sommes pas sorti du tunnel de
l'image et de l'émotion. En fait sans pousser trop loin l'intuition de
Baudrillard nous ne sommes plus dans le réel mais dans sa retransmission
immédiate, là où fiction et réel fusionne dans un virtuel généralisé.
Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy a été élu parce que son personnage au
guignols était le plus drôle. C'est en faisant rire ou en faisant peur qu'un
candidat assure sa victoire dans les médias (exemple Bush), la chance de
"Sarko" c'est qu'il est une caricature vivante, il a toutes la qualités pour
gagner l'audimat et tout le monde sait que l'audimat c'est la voix du peuple.
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